La commune d’Aïn Chaïr

DSC00426

Aïn Chaïr est l’oasis la plus proche d’Europe, située au sud-est du Maroc, entre l’oasis de Figuig à l’est et l’oasis de Bouanane à l’ouest et au bord de la route nationale n°10 reliant Bouarfa-Agadir via Errachidia-Ouarzazate. Ainsi, Aïn Chaïr fait partie de la chaîne d’oasis et ksour éparpillés le long du versant sud du Haut Atlas (du cap Guir jusqu’à Figuig). Son site faisait d’elle la principale passe vers la plaine de Tamlelt dans sa partie sud–ouest.

Le cadre naturel de l’oasis

Le climat de l’oasis est un climat sec et continental dominé par des influences sahariennes. Le paysage naturel qui entoure l’oasis présente un grand intérêt géologique, minéralogique et même botanique. Il est marqué par sa complexité et sa diversité.  Par ailleurs, l’oasis bénéficie d’une abondance d’eau souterraine que la formation géologique et l’évolution géomorphologique de la région lui réservent.

En savoir plus sur le cadre naturel d’Aïn Chaïr…

 

P1110953

Administration

Sur le plan administratif , le centre d’Aïn Chaïr est resté rattaché à la commune rurale de Bouanane (à plus de 50km à l’ouest) jusqu’en avril 2008. Depuis, le centre d’Aïn Chaïr est devenu commune rurale avec son caïdat lié au cercle de Beni Tadjit [par Décret n° 2-10-574 du 7 joumada I 1432 (11 avril 2011) modifiant et complétant le décret n° 2-08-520  du 28 chaoual 1429 (28 octobre 2008) fixant la liste des cercles, des caïdats et des communes urbaines et rurales du Royaume ainsi que le nombre de conseillers à élire dans chaque commune].

Population

L’oasis est actuellement habitée par une population de diverses origines : arabe, berbère, africaine qui ont fusionné et se sont intégrées en un ensemble de plusieurs clans et qui parlent la langue amazighe. Celle-ci ressemble à celle de Figuig avec une large utilisation de mots et de termes arabes.

Cette population a connu une régression en nombre à la suite d’exodes intensifs vers les villes voisines ou vers l’étranger surtout pendant la seconde moitié du XXe siècle : si les rapports de l’appareil militaire colonial ont évalué le nombre d’habitants du centre à environ 3500 habitants en 1911 et reconnu que le centre pouvait recruter 700 fantassins et 100 cavaliers, le recensement de 1971 a limité ce chiffre à seulement 1330 habitants (232 foyers) pour être régressé à 1233 habitants (200 foyers) lors du recensement de 1982. Ce chiffre est fixé à 1485 habitants (282 foyers) selon les recensements de 1994 et 2004.

En savoir plus sur la population d’Aïn Chaïr…

Activités

L’agriculture (céréales, produits fourragers, vergers, jardins, dattiers…) et l’élevage restent les principales activités de cette population ; à titre d’exemple, l’oasis comptait un cheptel de 98 bovins, 3300 caprins, 1600 ovins (en majorité de race demmane) selon une enquête effectuée par l’Association Troisième Millénaire pour l’appui du développement rural et l’O.R.M.V.A.T. en 2004.

En savoir plus sur les activités du village…

Patrimoine socio-culturel et développement

Comme tous les ksour du sud marocain, Aïn Chaïr conserve un riche patrimoine socio-culturel (traditions, coutumes, sites historiques, ruines…).

P1110984

L’oasis, longtemps enfermée sur elle-même, vit actuellement des transformations liées à plusieurs facteurs parmi lesquels nous citerons la présence croissante des associations et coopératives, en parallèle de l’action des services administratifs et les élus, qui essaient de restaurer un espace de développement en tenant compte des ressources naturelles et humaines , des moyens disponibles, des besoins de la population et dans le cadre d’une approche associative et d’une vision globale. Mais leur action ne fait que débuter la lourde tâche et attend le soutien et la collaboration de tout le monde.

En savoir plus sur le patrimoine culturel d’Aïn Chaïr…

Publicités